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Réseaux sociaux

 

PETITS ACHATS ENTRE AMIS

Lorsque l’on combine réseaux sociaux et e-commerce, cela donne une nouvelle tendance le “Shopping social”.Les déclinaisons de ce principe se multiplient…:

  • La recommandation automatique
  • La discussion en temps réel
  • Le crowdsourcing d’avis et ratings
  • Les questions-réponses
  • Des fonctions de partage évoluées
  • Le shopping social mobile

Et commenter à son tour l’achat…

Les nouvelles fonctionnalités ajoutées par Facebook et présentées lors de la fameuse conférence F8, montrent, entre autre chose, la volonté affichée de Facebook de réellement devenir une place incontournable du e-commerce de demain. Plus précisément, être un acteur du social shopping. C’est-à-dire la rencontre du e-commerce « traditionnel » et des réseaux sociaux, en l’occurrence Facebook. Cette volonté s’était déjà dévoilée avec le bouton « like » et son adoption rapide par les sites de e-commerce et avec l’initiative avortée récemment de feu Facebook Deal. Mais avec le nouvel OpenGraph, Facebook intègre toutes les évolutions existantes qui enrichissent le social shopping.

Pour bien comprendre il parait important, même si pour la plupart tous connaissent le concept du social shopping, de revenir sur son principe.

Ce dernier est des plus simples. Le e-commerce, qui s’est développé très rapidement, transformait l’acte d’achat en une action solitaire. Avec le développement des réseaux sociaux la possibilité offerte de réintégrer sa communauté dans l’acte d’achat est apparue comme une réelle évidence. En effet, l’acheteur pouvait alors instantanément partager son dernier achat en « likant » le dit produit et ainsi recueillir, mais seulement a posteriori de l’acte d’achat, les remarques des ses amis.

Par la suite, de nouvelles initiatives ont fait leur apparition comme le co-browsing qui correspond à la fois au phénomène que sont les achats groupés, type Groupon mais également le fait de faire, en direct, son shopping sur Internet avec ses amis. Ainsi, le social shopping initiait sa fulgurante ascension.

Cette très rapide genèse, en rien exhaustive, a pour unique ambition de replanter le décor. Pour plus de détails, la présentation réalisée par l’agence Dagobert, dont est extrait le schéma ci-dessous, et disponible ici, semble pertinente.

Ainsi, le social shopping n’est autre chose que le fait de pouvoir, grâce à la technologie, reproduire en ligne l’expérience vécue dans le magasin, c’est-à-dire faire du shopping entre amis dans le but de bénéficier de leurs recommandations. Et c’est là tout l’intérêt du social shopping pouvoir avoir l’avis de sa communauté et plus seulement d’un internaute lambda intéressé par le même produit. Bien que ce dernier reste important dans le processus d’achat, la recommandation d’un proche est plus forte. Comme répertoriée dans la présentation de l’agence Dagobert, cette série de chiffre parle d’elle-même.

– 90 % considèrent fiables les avis émanant des personnes qu’ils connaissent
(Source : Nielsen Company).

– 82 % des internautes qui envisagent un achat accordent de l’importance aux avis des
Internautes via les réseaux sociaux (Source : Performics Social Highlights 3.)

– 73 % des consommateurs français jugent que les notations et avis clients sont utiles dans leur processus d’achat en ligne (Source : Forrester Consulting pour Bazzarvoice).

– 67 % dépensent plus sur Internet à la suite de recommandations. (Source : The state of social Infographie)

Le social shopping est donc positif pour les deux parties prenantes de l’acte d’achat, l’acheteur, qui retrouve sa communauté, mais également, et bien évidemment le vendeur.

C’est la raison pour laquelle les marques ont envahi Facebook pour proposer une initiative intégrant cette dimension sociale à l’acte d’achat.

Ikea a récemment mis en place une campagne surfant sur le social shopping.
Le principe est simple, proposer de manière hebdomadaire les produits qui auront été le plus « likés » la semaine précédente, dans un environnement précis comme le salon.

Cette idée est née de l’esprit de deux créatifs hollandais et n’est donc encore qu’au stade de concept mais la vidéo qui circule depuis quelques semaines sur Internet laisse penser que l’enseigne suédoise devrait bientôt la lancer officiellement.

 

L’autre marque qui illustre parfaitement l’utilisation du réseau social dans le e-commerce n’est autre que Levi’s. Lancé il y a maintenant plus d’un an, « Friend Store » avait parfaitement compris l’intérêt du bouton « Like », notamment pour une bande d’amis et donc l’importance de la recommandation.

 

Cependant récemment, bien que le succès du bouton « like » soit connu et reconnu, des études ont démontré que les internautes ne trouvent plus forcément d’intérêt à « Liker » un produit ou encore une marque. Et c’est à ce moment là que Facebook lance son nouvel OpenGraph.

La nouvelle version de l’OpenGraph n’est pas une simple évolution, elle change, bouscule toutes les possibilités des applications en leur offrant un potentiel social et viral énorme. En effet, ces applications d’un genre nouveau vont permettre aux utilisateurs de partager en temps réel, via notamment le « Ticker », le flux live des notifications, non pas un contenu mais une activité. Ainsi, si un membre du réseau écoute de la musique, par exemple, sur Spotify, avec la nouvelle application, développé dans le nouvel OpenGraph, une notification va automatiquement alimenter le Ticker. Ses amis verront alors ce qu’il est en train d’écouter et pourront, s’ils le souhaitent, alors écouter le même artiste.
On peut certes, à raison, reprocher à ce « Ticker » un aspect intrusif et ce pour les deux typologies de personnes impliquées, l’utilisateur de la dite appli et son ami qui voit en direct son activité. Spotify a compris ce défaut et propose depuis quelques jours un mode d’écoute privé.


Avec ces applications « nouvelle génération », il n’est donc plus simplement question de « like » mais de l’activité que le membre du réseau réalise « listen », « cook », « read »…

 

Si l’on on pense à ces nouveautés dans une dimension de social shopping, la recommandation est alors renforcée. En effet, l’évolution du bouton « like » signifie que les marques sont désormais capables de transformer un «verbe» en bouton. En améliorant les fonctionnalités du bouton « like », les marques sont en mesure de créer leurs propres boutons sur Facebook, permettant aux utilisateurs de s’exprimer avec beaucoup plus de pertinence leurs activités. Par exemple, en temps réel, ils peuvent alors faire savoir aux autres qu’ils sont en train de «acheter» le produit de telle marque ou encore déclarer qu’il « désire » tel ou tel produit.

Il est aisé de penser qu’une véritable guerre va se déclencher entre les marques pour obtenir « le » verbe qui permettra à la fois d’émerger, en obtenant la propriété d’un verbe particulier, mais également, et surtout, d’être associées à cette action et ce de façon exclusive.

Pour le social shopping, ces boutons rendront l’expérience commerciale sur Facebook plus polyvalente avec des informations sur des membres possédant déjà le produit, établir une relation avec cette personne pour obtenir des recommandations. Ici, la socialisation de l’expérience shopping est réellement facilitée, directe et interactive.

Mais le réel plus c’est la possibilité offerte de vivre une expérience de shopping entre amis directement sur le réseau social. Comme l’a développé la société néerlandaise Chatventure avec son « Shopwithyourfriends ».

 

Ainsi, au moment où le membre du réseau achète sur Facebook, on peut facilement imaginer un bouton « invite des amis à faire du shopping ». Si les amis en question cliquent, ils peuvent partager leurs recommandations directement dans la boîte de commentaire. L’expérience du social shopping est alors pleinement réalisée et la recommandation retrouve une place centrale et devient plus forte.

Pour les marques, la possibilité d’intégrer, au sein du réseau social, l’ensemble de l’expérience d’achat, et grâce à ces applications plus socialisantes, qui rendent viral à la fois le contenu et l’activité, offre une formidable opportunité de développer la qualité de la relation avec ses « fans ». Elles autorisent les marques à accentuer l’avantage pour un membre d’interagir avec elles, renforçant l’engagement, en proposant des ventes flash dans le « Ticker » sur des produits pertinents pour le fan ou encore la possibilité d’obtenir une promotion si un groupe d’amis achète chacun tel produit. Et pour elles de profiter davantage de la caisse de résonance du réseau social le plus utilisé au monde.

Avec ces nouvelles fonctionnalités, Facebook souhaite mutualiser l’expérience social shopping en son sein mais surtout l’uniformiser. Et c’est à ce moment là que la volonté affichée du réseau bleu devient à la fois une menace et une opportunité …

Et ce d’autant plus pour le marché français. D’après l’enquête 2011 réalisée par DDB-Opinion Way dans 6 pays (Allemagne, Etats-Unis, France, Malaisie, Royaume-Uni et Turquie) : les français membres du réseau social sont réfractaires à 59 %, alors qu’à l’inverse pour l’ensemble des répondants à l’enquête plus des deux tiers se déclarent favorables. La première raison de cette réticence correspond à la fonction même de Facebook. Ainsi, pour 54 % des sondés, le réseau reste avant tout un outil de dialogue entre proches, amis et famille. Mais, de cette enquête surgit également une publiphobie qui peut être atténuée grâce à ces nouvelles applications qui proposeront une réelle expérience totalement immersive.

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